Posts in Category: Slam

Articles de la rubrique Slam, c’est à dire poésie orale, traditionnellement dite sur scène mais qui se pratique aussi en studio.
\/
Pour laisser un commentaire, il vous suffit de cliquer sur le titre d’un article puis de vous rendre à la fin du texte.

Zaz, de la lessive à l’effet miroir

Dans “La lessive”, Zaz parle magnifiquement de la démarche intérieure et évoque discrètement l’éveil tout en faisant référence au livre de Jack Kornfield Après l’extase la lessive que j’ai cité dans mon premier article Le grand fantasme de la perfection des maîtres spirituels.

J’aime d’autant plus cette artiste que je l’ai découverte, au moment où son second album est sorti, en voyant son nom lors d’une méditation. Je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait signifier ce mot, ZAZ, vu en lettre capitales, jusqu’à ce que je le cherche sur Internet (je n’ai pas de télé et je n’écoute la radio française qu’en voiture, c’est à dire pas souvent).

Zaz est très engagée auprès de l’association fondée par Pierre Rabhi, Les Colibris, dont le slogan est “Faire sa part” et qui tire son nom de cette légende. Justement, lors de mon séjour au Brésil dans un centre de guérison spirituelle, les Êtres de Lumière insistaient sur le fait que, pour qu’ils nous aident, nous devions faire notre part. Une autre façon de dire “Aide-toi et le Ciel t’aidera”.

Le plus dingue est que depuis deux jours, j’ai plusieurs fois entendu dire à mon oreille intérieure : “effet miroir”. Or je connais bien l’effet miroir, j’en ai même encore parlé la semaine dernière en consultation individuelle, et voilà que pendant la rédaction de cet article, alors que je laissais la lecture automatique de Youtube dérouler sa musique comme bon lui semblait, j’entends Zaz slamer (en tout cas, dire un texte – j’appelle ça slamer). Je vais voir de quoi il s’agit et je découvre que ledit slam, intitulé “Laponie” est extrait du dernier album de Zaz, que je ne connaissais pas et qui s’intitule “Effet miroir”.

Cela valait bien un petit article !


Zaz retrouve son ADN, son jardin d’Eden…

Le bouddhiste (mon premier vrai slam)

Cette vidéo, la seule que je possède de moi sur scène, a été filmée en octobre 2015 lors d’une soirée poésie / slam à La Rochelle. Il s’agit de mon premier véritable slam car, auparavant, je m’étais contenté de lire sur scène des poésies que je n’avais pas écrites pour l’oral (et le texte que j’avais écrit pour ma première scène ouverte mais c’était sans savoir ce qu’était le slam et sans jamais avoir assisté à aucune soirée slam).

Une amie bouddhiste qui se trouvait dans la salle s’est déclarée offensée par mon texte.
À l’intention des personnes qui se contentent de survoler mon site, je rappelle donc que je respecte le bouddhisme, comme toutes les religions et toutes les traditions spirituelles.
J’ai même pris refuge en 1999 avec Gyétrul Jigmé Rimpoché.
Il m’avait initié au rituel de Sangyé Menla que je pratiquais en plus de la méditationShaktilence.
Ne voyez donc dans ce slam rien de plus qu’un divertissement.

“Blizzard” par Fauve, collectif slam

Voilà des gens qui slament comme j’aime, c’est vivant, c’est fort…
A
h, ceux-là, on peut dire qu’ils savent pogo… thé avec leurs émotions !

🍵 😍

Serge Gainsbourg, véritable père du slam ?

Le grand public connaît très peu le slam, au pire, le confond avec du rap, au mieux écoute à l’occasion Grand Corps Malade. Je rends d’ailleurs hommage à Grand Corps Malade pour avoir popularisé le slam mais je préfère vous faire découvrir des artistes qui, de même que les poètes il y a déjà un siècle, se sont libérés de la rime pour donner au slam une forme plus libre et plus vivante.

Slamer, ce n’est pas juste dire de la poésie à l’oral, c’est aussi jouer avec les mots, jouer avec les sons, jouer avec le rythme – bref, pour reprendre l’expression de Verlaine dans art poétique, faire de la musique avant toute chose. Or, si dans la forme la rime continue de faire la chanson, elle ne fait pas la musique.

Avant de vous présenter mes artistes préférés et, peut-être, oser quelques slams perso bien que je n’ai slamé que pendant un an (à La Rochelle et sous le prénom de Stéphane, pour ceux qui m’ont croisé à cette époque et qui ne seraient pas sûrs de me reconnaître) et que je ne sois qu’un amateur débutant, je voudrais tirer mon chapeau à celui qui est sans doute le père inconnu du slam : Serge Gainsbourg.

Vous avez des doutes ? Eh bien écoutez donc ces deux extraits de “L’homme à la tête de chou” et dîtes-moi si vous ne convenez pas qu’en 1976, soit plus de dix ans avant que le slam ne soit “inventé” aux États-Unis par Marc Smith, Gainsbourg, le génie poète plus tard déchu en Gainsbarre, ne slamait pas déjà :


 



🙏 🙏 🙏  Serge  🙏 🙏 🙏